III/ Le Droit d'ĂȘtre de l'Homme que l'embryon est Ă l'avenir et la protection de lâembryon.

II.
Le Droit d'ĂȘtre de l'Homme que l'embryon est Ă l'avenir.
âDeux mĂȘmes Hommes, deux mĂȘmes Droitsâ
Aequalitas (Egalité) :  Principe d'égalité entre les Hommes :
Un Droit venant d'ĂȘtre identifiĂ©, la question de sa mise en application se pose.
âLa partie suivante est sur le parallĂ©lisme Ă faire : passer d'un cas Ă l'autre, d'un Homme Ă l'autre :
C. ReconnaĂźtre Ă l'Homme que l'embryon est Ă l'avenir le Droit d'ĂȘtre (et de vivre son instant de vie Ă venir).
Je reconnais ce Droit d'ĂȘtre Ă celle que cette fillette est destinĂ©e Ă ĂȘtre > Je reconnais ce Droit d'ĂȘtre Ă celle que cet embryon est destinĂ© Ă ĂȘtre.
- Un Droit venant d'ĂȘtre identifiĂ©, la question de sa mise en application se pose.
- Certainement.

1 : Exposition des données : l'embryon d'aujourd'hui...

...est Ă l'avenir un Homme.
- Je te pose alors la question : à quel sujet en particulier cette nouvelle donnée juridique vient s'appliquer ?
- Au sujet de l'embryon.
- Pourquoi ?
- Car l'embryon est à l'avenir un Homme. Car dans le cas d'un embryon, on est en présence d'un Homme à l'avenir.

2 : Transposition du Droit identifié au cas d'espÚce :
- Comment alors ce Droit s'applique-t-il Ă ce cas d'espĂšce ?
- TrĂšs simplement : ReconnaĂźtre Ă celle que cette fillette est destinĂ©e Ă ĂȘtre a le Droit d'ĂȘtre lĂ demain, c'est reconnaĂźtre Ă celle qu'un embryon est destinĂ© Ă ĂȘtre ce mĂȘme Droit d'ĂȘtre lĂ demain. Les mĂȘmes Droits Ă deux mĂȘmes Hommes.
â
- Telle en effet est la mise en application de la rÚgle identifiée au cas donné. Tu t'entends donc pour dire que lorsqu'on se trouve devant un embryon, un Droit est à respecter ?
- Que dire !
Aparté :
Le Droit de l'Homme à venir ne saurait dépendre de ce qu'il est aujourd'hui :
Le Droit d'un Homme ne saurait dépendre d'un élément étranger à sa nature humaine.
- Pourtant, je te vois pensif.
- L'apparition d'un Droit à respecter dans le cas de l'embryon ne demeurerait pas sans suites. Ne pouvons-nous rien répliquer ? N'est-il pas possible d'avancer un argument ?
- Lequel ?
- On peut admettre que cette fillette est destinĂ©e Ă ĂȘtre dans 15 ans une jeune femme. De mĂȘme, on peut admettre qu'un embryon est destinĂ© Ă ĂȘtre dans 15 ans une jeune femme. Cependant, ne pouvons-nous pas penser que cette jeune femme soit Ă protĂ©ger car elle est aujourdâhui quelquâun, mais que cette autre ne le soit pas car elle nâest pas aujourdâhui quelqu'un ?
- L'Homme nâest-il pas Ă protĂ©ger du simple fait quâil est Homme ?
- Certainement !
- Et, cette jeune femme qu'un embryon est destinĂ© Ă ĂȘtre est-elle moins humaine que cette autre, que celle que cette fillette est destinĂ©e Ă ĂȘtre, faute de n'ĂȘtre aujourd'hui qu'un embryon ?
-Â Aucunement !
- Cette donnée n'ayant aucune incidence sur la nature humaine de cette jeune femme, pourquoi alors devrait-elle en avoir une sur le Droit à lui reconnaßtre ?
- (Silence. RĂ©flexion) En effet, tu as raison. On ne saurait dĂ©terminer le Droit de quelqu'un en fonction d'une donnĂ©e parfaitement Ă©trangĂšre Ă sa nature humaine. L'hypothĂšse Ă©mise ne peut ĂȘtre qu'invalidĂ©e.Â

« L'Homme est à protéger du simple fait qu'il est Homme.
(+)
âL'Homme Ă venir est un Homme indĂ©pendamment de ce qu'il est aujourd'hui.
(=)
L'Homme à venir est à protéger indépendamment de ce qu'il est aujourd'hui »
Conclusion de I et II :
De notre Volonté pour autrui au Droit de celui que l'embryon est à l'avenir :
Je Veux que cette fillette soit lĂ demain > Je reconnais Ă celle que cet embryon est destinĂ©e Ă ĂȘtre le Droit d'ĂȘtre.
- Jâai au dĂ©part interpellĂ© ta VolontĂ©, ta SensibilitĂ© pour autrui, pour cette fillette. Je tâai demandĂ© si tu voulais quâelle soit lĂ demain (Ă vivre son instant de vie Ă venir), et tu as donc compris tout ce qui se cache, tout ce qui se trouve, dans la rĂ©ponse donnĂ©e Ă cette question dâapparence si anodine !
- Certainement ! Evoquer le fait dâĂȘtre lĂ demain, câest Ă©voquer lâHomme Ă venir et Ă©voquer lâHomme Ă venir, câest Ă©voquer lâHomme que lâembryon est Ă l'avenir. Aussi, lorsque tu me demandas si je dĂ©sirais que cette fillette soit lĂ demain, tu mâinterrogeais dĂ©jĂ sur cet Homme ; et en rĂ©pondant « oui » Ă cette question, sans que je ne sache le percevoir, je rĂ©pondais dĂ©jà « oui » Ă la reconnaissance juridique de celui quâun embryon est Ă lâavenir.
- Quelle est donc ta conclusion suite à ce bref échange ?
- O ! Celle-ci est trĂšs simple ! On ne peut que vouloir la prĂ©sence d'autrui Ă l'avenir. Personne ne saurait nier cette VolontĂ© exprimĂ©e pour autrui. DĂšs lors, personne ne saurait donc nier ce Droit dâĂȘtre Ă reconnaĂźtre Ă lâHomme que lâembryon est destinĂ© Ă ĂȘtre !

« Aujourd'hui, je veux protéger... (instant de la reconnaissance juridique)


...leur présence demain ! (sujets de la reconnaissance juridique) »
PRINCIPE D'EGALITE ENTRE LES HOMMES :
âDEUX MEMES HOMMES, DEUX MEMES DROITS.
« Le Toi que je veux aujourd'hui protéger correspond aussi au Toi de demain.
â
C'est donc de mĂȘme avec un regard s'Ă©tendant Ă l'avenir qu'il me faut considĂ©rer l'embryon qui est en moi.
Or, je ne saurais nier qu'à l'avenir, cet embryon correspond au Toi que je veux aujourd'hui protéger »
Il vient d'ĂȘtre prouvĂ© l'existence du Droit d'ĂȘtre Ă reconnaĂźtre Ă l'Homme qu'un embryon est Ă l'avenir. Une telle donnĂ©e change radicalement notre façon de statuer sur le sujet de l'embryon. En effet, actuellement, personne ne prĂȘte attention Ă celui ou celle que l'embryon est Ă l'avenir (IIIA). Personne n'a compris que la question de l'embryon trouve en rĂ©alitĂ© sa rĂ©ponse dans celui que l'embryon est destinĂ© Ă ĂȘtre (IIIB).

